Apple, c'est fini...
Par Clochix le mercredi 24 septembre 2008, 23:53 - Guerre des mondes - Lien permanent
... et dire que c'était les ordinateurs où j'ai écrit mes premières lignes d'assembleur. Au nom de cette nostalgie, j'ai très longtemps fermé les yeux et évité de trop égratigner la pomme ici. Mais tant va la cruche que de petites mesquineries et discrètes censures, à force ça ne passe plus. Et aujourd'hui, ce ne sont plus des balles dans le pied que se tire Apple, mais des rafales de boules de feu.
L'iPhone est censé être une plate-forme sur laquelle peuvent s'exécuter des applications tierces. Première restriction, seules les applications téléchargées via la boutique Apple peuvent être installées. Deuxième restriction, pour être distribuée dans la boutique Apple, il faut être validée par Apple, et le processus est apparemment assez opaque. Par exemple il ne faut pas que l'application en question risque de concurrencer un produit Apple. Deux applications viennent ainsi d'être refusées, ce qui signe leur arrêt de mort sans appel[1]: un logiciel de gestion de podcasts, sous prétexte qu'il risquait de concurrencer iTune, et une application permettant de lire ses comptes GMail, elle risquait cette fois de faire de l'ombre à Mail.
Dernier épisode en date, Apple vient de rajouter à ses lettres de refus une phrase interdisant aux développeurs qui les reçoivent d'en révéler le contenu. Est-ce que la Pomme aurait peur de s'attirer une mauvaise image de censeur ???
Censure, j'ai dis censure ? Tiens, justement, Apple s'est aussi fait
remarquer il y a quelques semaines en
interdisant la diffusion d'une DB. Une application, Comic
Reader permet de lire des bandes dessinées sur un iPhone. Une première BD
compatible est sortie, Murderdrome. et a été soumise à l'Apple Store. Mais
elle a été refusée, sous prétexte qu'elle violait les
conditions d'utilisation du SDK[2] qui interdit any
obscene, pornographic, offensive or defamatory content or materials of any
kind
.
Tout cela n'est que la triste suite d'affaires plus anciennes, par exemple toutes les poursuites contre des journalistes et des blogueurs coupables d'avoir osé essayer d'informer au lieu de se contenter de relayer la communication de la firme (souvenez-vous du site thinksecret.com qui a fermé après trois ans de procès...)
Bref, les acheteurs d'iPhone se retrouvent avec un gadget acheté fort cher
pour ce qu'il est: un simple robinet à contenus choisis par Apple, sur lequel
ils n'ont la liberté ni d'installer les applications qu'ils veulent, ni de
consulter les contenus qu'ils veulent, et qu'ils ne peuvent même plus
transformer en sabre laser. Comment assassiner un gadget génial dont l'annonce
avait provoqué tant d'enthousiasme, quel gâchis 
Heureusement que de plus en plus de solutions libératrices arrivent sur les périphériques mobiles, qu'il s'agisse de systèmes complets, comme OpenMoko, ou de Fennec qui permettra de faire tourner des applications XUL.
Tiens, et en plus de ça, Apple installe des logiciels sur les PCs, même quand on le lui interdit. Tout cela est bien triste, la vieillesse est un naufrage, Steve et sa boîte ne sont définitivement plus cools ni sexys.
Bonus: petit dessin expliquant pourquoi l'iPhone va mourir (le dessin met en scène Android, une plate-forme concurrente pour laquelle sort un premier terminal. Une plate-forme lancée par Big Broogle, donc pas vraiment plus attirante...)
Commentaires
Sauf que Google Android, c'est un logiciel libre, donc rien à voir avec l'iPhone, là on pourra faire ce que l'on veut même au niveau OS, à partir du moment qu'on peut écrire dans le téléphone.