Vendredi, je me suis rendu à l'évidence : l'expérience de ce carnet est un échec. J'ai donc décidé de le fermer, et, par dépit, de faire disparaître les traces de cet échec, en mettant hors ligne tous les billets.
lundi 13 décembre 2010
Sur l'échec de l'expérience de cet outil
Par Clochix le lundi 13 décembre 2010, 01:09 - Humeur
lundi 6 décembre 2010
Faux amis
Par Clochix le lundi 6 décembre 2010, 01:54
Ils ont l'air sympas comme ça. On discute, on rigole, ils ont l'air de partager quelques valeurs avec nous. Et puis peu à peu, à mesure que parlent les actes, on s'aperçoit que sans penser à mal, toujours sympathiquement, avec le sourire, ils nous abandonnent, nous enferment, nous assassinent. Les faux amis, c'est chacun de nous, quand de résignation molle en trahison inconsciente, nous enfonçons lentement nos compagnons de galère dans le marigot.
lundi 29 novembre 2010
Ouvrez, ouvrez la cage aux données
Par Clochix le lundi 29 novembre 2010, 01:31 - les petits tutos à toto
Le collectif Regards Citoyens organisait le 26 Novembre à la Cantine une table ronde consacrée à l'ouverture des données publique (#OpenData). L'occasion de lancer une "chasse aux données" (#DataHunt), initiative citoyenne pour répertorier les jeux de données déjà disponibles, et un site : http://www.nosdonnees.fr/. Une bonne occasion d'essayer de présenter à mes chats cette notion d'OpenData dont ils vont sans doute entendre parler de plus en plus dans les prochains mois.
lundi 25 octobre 2010
A la caisse ou à la casserole ?
Par Clochix le lundi 25 octobre 2010, 00:07 - Humeur
Résumé si vous avez la flemme de lire mes longues digressions : nous sommes en train de vivre des heures importantes où le pouvoir nous somme de choisir entre deux modèles de société, l'un individualiste, l'autre solidaire. Si nous optons pour le second, il est important de poser des actes pour concrétiser notre choix, par exemple en soutenant financièrement les grévistes. Maintenant.
mardi 21 septembre 2010
Frustration d'eau
Par Clochix le mardi 21 septembre 2010, 01:28 - General
Ce n'était que quelques essais de photographier un jet d'eau dans le soleil couchant. La frustration habituelle de découvrir la banalité du résultat et de ranger à nouveau l'appareil pour 6 mois. Et puis par hasard la découverte qu'il suffisait de déplacer deux ou trois curseurs dans le Gimp, forcer les contrastes, la netteté, pour obtenir d'étranges sculptures. Oui, c'est bidouillé, mais le résultat vaut un petit peu plus que les originaux. Reste la frustration de ne pas avoir le temps de trouver pour chaque image le meilleur rendu.
lundi 6 septembre 2010
Question d'identités
Par Clochix le lundi 6 septembre 2010, 00:42 - Humeur
Je suis né dans une famille française depuis quelques générations, dans une ville française depuis quelques années. Je suis donc français, c'est ainsi. Je suis né dans une famille issue pour partie du monde ouvrier, pour partie des classes dites moyennes, et par ma naissance comme par mon parcours et mes choix professionnels je fais aujourd'hui partie de ces classes dites moyennes. C'est ainsi. Je ne tire ni fierté ni honte d'être un français de classe dite moyenne. Je ne l'ai pas choisi, je ne vois pas pourquoi j'en serais fier ou honteux. Cela fait partie de mon identité, c'est une parcelle de ce que je suis. Mais de loin pas la plus importante à mes yeux, parce que je ne l'ai pas choisie. Je suis français de classes moyennes. Je suis aussi geek. Ca par contre, je l'ai en partie choisi. Je ne sais trop comment m'est venue cette passion, mais j'ai choisi de la développer, d'en faire mon métier, de la vivre quasi-quotidiennement. Cela fait partie de mon identité, c'est une parcelle de ce que je suis. Une à laquelle je tiens. Je n'en ai pas honte mais n'en suis pas fier non plus. Pas de quoi en être fier, cela ne m'a pas demandé beaucoup d'efforts ni de gros sacrifices, et m'apporte du plaisir. Je suis geek. Je m'intéresse à la liberté. J'ai tendance à penser que je ne peux pas être libre si je vois des semblables qui ne le sont pas. J'ai tendance à penser que je n'arriverais pas tout seul à être libre et qu'il est normal qu'en échange d'une aide j'aide moi aussi mon semblable. Cela fait partie de mon identité, c'est une parcelle de ce que je suis. Une à laquelle je tiens. Je n'en ai pas honte mais n'en suis pas fier non plus. Je m'intéresse à la liberté. Je suis galérien. J'ai remarqué depuis longtemps qu'il y avait des gens qui ramaient, d'autres qui maintenaient la cadence à coups de fouet, et quelques-uns qui profitaient de la croisière. Je me suis toujours senti plus proche des rameurs que des gardes-chiourmes ou des profiteurs du pont supérieur. Sans doute parce que je suis moi-même un galérien, mais aussi parce que je ne m'imagine pas manier le fouet ou profiter du travail d'autrui. Je suis galérien et me sens solidaire de mes collègues de galère. Ca fait partie de mon identité, c'est une parcelle de ce que je suis, sans honte ni fierté. Je suis galérien. Je suis citoyen du monde. L'endroit physique où je suis n'a que peu d'importance à mes yeux. Grâce à ce merveilleux outil qu'est Internet, toute la journée je reçois des nouvelles et discute avec des gens des cinq continents. Je partage des instants de vie, des petits joies, des petites peines, avec des tas de gens sans que la question de leur nationalité, de leur genre ou autre me soit jamais venue à l'esprit. Je suis citoyen du monde. Je suis plein d'autres encore, je pourrais continuer à décliner ainsi les fragments de mon ou de mes identités, une part d'identité de genre, une part d'identité sexuelle, etc.
Mon identité est multiple. Faites de bric et de broc, de fragments assemblés comme je peux, des parcelles assignées à la naissance, d'autres choisies et cultivées en cours de route. J'attache évidemment beaucoup plus d'importance aux secondes. Une chose est sure : mon identité n'est pas nationale.
Avec chaque parcelle vient une histoire, histoire collective et histoire personnelle de la façon dont je l'ai agrégée pour devenir ce que je suis aujourd'hui. Avec chaque parcelle vient une culture, des rites, des mythes, des références, etc. Je suis français et hérite de l'histoire de France, je suis geek et adhère à la culture des hackers, je m'intéresse à la liberté et fais mienne l'histoire de celles et ceux qui se sont battus pour la liberté ou ont défriché de nouvelles voies. Je suis galérien et revendique l'héritage des galériens de toutes les époques, leurs combats, leurs victoires et leur défaites, je les intègre à mon histoire. Et ainsi de suite, mes racines plongent dans de nombreuses sources, puisent dans chaque parcelle de mon identité pour me construire.
Mon identité est ainsi, multiple, complexe, floue bien sûr, en constante évolution, et le sera tant que je serai vivant.
Parfois il faut défendre des parcelles de son identité que l'on sent attaquées. Face à l'adversité, face aux menaces sur le présent ou le futur, face à la peur, une des meilleures armes est la solidarité, l'action commune. Solidaire, oui, mais de qui ? Mon identité me définit, elle définit aussi les miens, celles et ceux qui me ressemblent, en qui je vois un peu de moi, que j'ai envie d'aider en espérant qu'ils m'aident aussi en retour, avec lesquels j'ai envie de me regrouper lorsqu'une menace s'attaque à un de nos traits communes, ou pour créer un monde où il fera meilleur vivre pour nous. Ce que je suis détermine de qui je me sens solidaire. Je ne me sens pas français, mon identité n'est pas nationale, mes solidarité non plus. Je ne me sens pas proche de quelqu'un sous prétexte qu'il partage certains éléments faibles, innés, de mon identité: nationalité, sexe, couleur de peau, etc. Je me sens proche et solidaire par contre de ceux qui ont choisi, ou choisi d'assumer, des identités auxquelles je suis attaché : geeks, amoureux de la liberté, galériens du monde... Ce sont ces identités qui sont aujourd'hui les plus attaquées, les plus niées, et à travers elles les solidarités qu'elles génèrent. Ce sont ces identités et ces solidarités qu'il est le plus urgent de ré-affirmer, de ré-activer, de ré-enchanter. Refuser l'injonction à se définir et se solidariser en fonction de sa naissance, de sa religion, de son âge, mais au contraire s'affirmer galérien du monde, geek amoureux de liberté, etc. Et se serrer les coudes, s'entraider, entre galériens, entre geeks.
Parmi d'autres choses je suis galérien. Héritier d'une histoire, libre d'écrire de nouvelles pages ou de l'oublier, gardien d'un patrimoine, libre de le protéger, de le faire fructifier, ou de le laisser s'effriter. Parmi cet héritage, des outils que les galériens ont créés au fil des siècles, à force de solidarité, des outils pour rendre la vie moins dure en s'entraidant. Des caisses de secours mutuel par exemple pour aider celles et ceux d'entre eux qui pour une raison quelconque ne pouvaient pas subvenir à leurs besoins. Ces caisses se sont peu à peu institutionnalisées et étendues, jusqu'à protéger une majorité d'entre nous, du moins à l'intérieur des frontières de cette archaïque division qu'est le pays. Aujourd'hui, ces caisses me garantissent l'accès à des soins si je tombe malade, un revenu si pour cause de maladie, ou de chômage je ne peux pas travailler, ou pour quand je serai trop fatigue pour continuer à ramer. Leur fonctionnement essaie d'être juste, demandant à chacun en fonction de ses moyens et lui donnant ce dont il a besoin. Le système est bien sûr encore loin d'être parfait, mais il a fallu des dizaines d'années pour le mettre en place, et l'améliorer ne tient qu'à nous. Ces mécanismes d'entraide font partie intégrante de mon patrimoine, de mon identité, de ce que je suis. Parce qu'ils sont le fruit des efforts des galériens dont je suis un héritier, parce que c'est en partie grâce à eux que j'ai pu recevoir une éducation, et qu'aujourd'hui je peux vivre sans trop m'inquiéter des aléas, en sachant que s'il m'arrive quelque chose la solidarité de mes pairs m'aidera. La protection sociale, mais aussi les services publics, ne sont pas des abstractions extérieures, ils font partie de mon patrimoine. S'en prendre à eux, c'est s'en prendre à moi et à tous ceux et celles qui partagent avec moi cette identité de galérien.
C'est parce que je suis un galérien du monde que j'ai manifesté le 4, que je manifesterai à nouveau le 7. Parce que je me sens directement concernée aussi bien par les appels à la haine entre frères de galère que par les attaques contre le système d'entraide. Dans les deux cas, c'est à des parties importantes de ce que je suis qu'on s'en prend. Dans les deux cas, je ne peux pas me laisser déposséder, aliéner, sans réagir.
La manifestation, la grève même, peuvent paraitre de bien dérisoires réactions. A quoi bon se demandent de plus en plus de gens avec lesquels je discute. Sans doute pas pour faire reculer le pouvoir. Car s'il fallait lui reconnaître un mérite, ce serait son honnêteté : il ne cherche même plus à donner l'illusion d'une quelconque légitimité démocratique, et se moque de nos gesticulations. A moins d'un mouvement réellement fort, il ne prêtera aucune attention à nos grèves et nos manifestations. Et en cas de mouvement fort, il s'est donné les moyens d'assurer la répression, symboliquement avec le contrôle étroit d'une partie des médias, et physiquement avec des cerbères toujours plus militarisés et complètement coupés de la population.
Alors pourquoi faire grève et manifester ? D'abord pour agir par moi même, sans me reposer sur des intermédiaires, parce qu'il m'est insupportable de rester assis les bras croisés sans rien faire face à tant de saloperies. Alors même si on n'y croit guère, mieux vaut essayer que s'avouer tout de suite vaincu. Ensuite parce que la grève et la manifestation sont des mouvement collectifs, où l'on se retrouve sur des bases relativement claires, ici en tant que galériens. On peut alors se compter, se rendre compte qu'on n'est pas seuls, qu'on est même si nombreux qu'on a sans doute de la force. Une grève suivie, une grosse manifestation, font prendre conscience de notre existence commune de galériens qui partageons finalement plus de choses qu'on pourrait le croire. Se sentir moins seuls redonne de l'énergie, on réalise qu'on peut peut-être compter sur beaucoup de gens. Espaces collectifs, la grève et la manifestation peuvent aussi, si on s'en donne les moyens[1], être des lieux de rencontre, d'échange, de réflexion, d'élaboration. Des pauses dans le quotidien du métro-boulot-dodo où l'en prend enfin le temps de souffler, de s'informer, de réfléchir, d'inventer. Où l'on se retrouve entre collègues soudain non plus à grommeler contre nos conditions de travail et de vie, mais à lutter ensemble pour les améliorer.
Bien sûr une journée de grève, une manifestation, ne suffiront pas. Elles n'ont réellement de sens qu'en tant qu'étapes. Bien sûr ce ne sont pas les seules formes d'action possibles, à chacun de choisir celles qui lui conviennent le mieux. Mais encore une fois, par l'investissement personnel qu'elles demandent comme par leur caractère collectif, ce sont des formes de lutte à ne pas négliger, et que j'aimerais que de plus en plus de galériens de ré-approprient. Voilà. J'espère qu'on sera nombreux et nombreuses dans la rue mardi[2]. Je compte sur vous !
Notes
[1] donc entre autre en sortant du cadre balisé par les fossoyeurs confédéraux des "journées d'action" sans lendemain et des manifs traine-savate;
[2] D'un point de vue pratique, et parce qu'on me pause souvent la question, je rappelle que dans le cadre d'un mouvement national comme celui du 7 septembre, tous les salariés du privé ont le droit de faire grève, quelle que soit la taille de votre entreprise ou le nombre de grévistes, quel que soit votre statut. Vous n'avez pas besoin d'être syndiqués ou de prévenir à l'avance. Juste d'indiquer à votre patron le jour même que vous êtes en grève. Il vous retiendra une portion de salaire proportionnelle au temps non travaillé, mais toute sanction directe ou indirecte serait illégale. Et comme je vous conseille de ne pas me croire sur parole, allez vérifier.
vendredi 6 août 2010
La fourrière, vraiment ?
Par Clochix le vendredi 6 août 2010, 21:42 - Humeur
Aller et venir est un droit fondamental. Un de mes préférés. J'aime profiter de cette liberté pour me déplacer à ma guise. Parfois à pieds. Parfois en transports en commun. Parfois avec mon propre véhicule.
Un
droit n'est autre chose qu'une déclaration de principe que si je dispose des
moyens de l'exercer. Dans le cadre du droit d'aller et de venir, ces moyens ce
sont par exemple l'existence de voies de circulation, de transports en commun
et d'emplacements où garer mon véhicule. Ce dernier point n'est pas
anecdotique. Il demande de trouver un équilibre parfois difficile entre
l'existence de places de stationnement, nécessaires à l'exercice de la liberté
de circulation, et les désagréments que ces zones peuvent créer.
Parfois, je ne trouve pas d'endroit où me garer, et je dois "improviser", c'est à dire sombrer dans l'illégalité en stationnant à un emplacement qui n'est pas prévu pour. J'essaie de le faire en minimisant la gène, mais elle existe toujours, et le risque de sanction : prune ou enlèvement du véhicule. Une sanction injuste s'il n'existait pas pour moi d'autre solution raisonnable. J'ai violé la loi par nécessité. Tout est ensuite question d'intelligence : il est stupide de se garer n'importe où lorsqu'un parking existe à proximité. Il n'est pas légitime de se garer en travers du trottoir, sur un passage piéton ou devant une porte. Mais légitime de stationner hors des emplacements balisés s'il n'existe pas d'alternative raisonnable et que ça ne cause pas un tord disproportionné à autrui. Que celle ou celui qui ne l'a jamais fait me jette le premier anathème, que celle ou celui qui n'a pas trouvé injuste d'être sanctionné pour avoir stationné à un endroit illégal lorsqu'il n'y avait pas d'alternative me cloue au premier pilori.
Je crois que nous sommes nombreux à agir ainsi, et à trouver injuste d'être sanctionnés pour cela. Parmi nous, certains vivent dans leur véhicule. Par choix ou nécessité ils vivent une existence nomade, une vie de voyages, rendue possible par ce droit fondamental des humains, aller et venir. Ils sont peu nombreux et on les connaît mal, car ils ne font que passer fugitivement dans nos vies. On les connaît mal et on en a donc peur. Mais ce sont juste d'autres humains qui circulent comme nous, et qui comme nous ont parfois besoin de s'arrêter, de stationner leur véhicule-maison. Le droit d'aller et de venir implique qu'ils aient des endroits pour cela. Des places pour se garer. Si ces endroits n'existent pas, leur droit d'aller et de venir n'est pas respecté. Et si un droit est refusé arbitrairement à l'un de nous, il peut l'être à chacun, il peut l'être à tous. Les nomades ont le droit comme tout le monde d'avoir des endroits où garer leurs caravanes. Et si ces endroits n'existent pas, il est légitime qu'ils se garent à des endroits non prévu pour, comme nous le faisons de nos propres véhicules. Il est légitime qu'il violent une loi sur le stationnement au nom d'une loi de portée plus élevée leur assurant le droit d'aller et de venir. Oui, il existe des campements illégaux. Mais rarement illégitimes. Et le meilleur moyen de lutter contre ces campements illégaux, c'est de créer des emplacement légaux, des emplacement où le droit serait réellement respecté, c'est à dire pas entre les voies de chemin de fer et les autoroutes, pas en rase campagne sur les terrains d'épandage d'une station d'épuration. La meilleure façon de lutter contre l'illégalité est de rentre la légalité possible. Pas de droits sans devoirs mais pas de devoirs sans droits. Pour moi, la meilleure façon de lutter contre le stationnement chaotique est de créer des places de stationnement, pas de supprimer les véhicules. Mais manifestement 80% de mes concitoyens préfèrent la fourrière. La fourrière, vraiment ?
Quatre sur cinq. Si l'on en croit un sondage quatre personnes sur cinq approuvent des discours fascisants. Fascisant est utilisé sans outrance, certains discours actuels reprennent fidèlement des idées qui ont caractérisées plusieurs des fascismes européens de la première moitié du XX° siècle. Je ne dis pas que ceux qui profèrent ces discours sont des fascistes, non plus que ceux qui les applaudissent. Je dis que les uns tiennent des propos fascistes, et que les autres approuvent ces idées. Tout comme d'autres populations, ni plus bêtes, ni moins éduquées, ni plus méchantes ou monstrueuses que nous, ont approuvé ces idées dans les années vingt et trente. Je n'accorde guère d'importance aux sondages, mais on ne peut les nier totalement, et celui-ci ne peut ni ne doit être ignoré. L'idée que sur cinq personnes que je croise dans la rue, ou bistro ou au bureau, quatre approuvent des discours fascisants, m'est insupportable. J'ai cru percevoir dans ma timeline que je n'étais pas tout à fait seul. J'espère que la réponse ne restera pas cantonnée à la twittoblogosphère. Le Web n'est beau que libre, mais dans un monde lui aussi libre.
Source de l'illustration: http://commons.wikimedia.org/wiki/F... - image originale publiée sous GNU/FDL, comme donc cette version légèrement modifiée.
vendredi 23 avril 2010
Facebook, le prochain Windows ?
Par Clochix le vendredi 23 avril 2010, 00:54 - Guerre des mondes
Dans un long et passionnant billet, Tim O'Reilly développe la thèse que le Web pourrait devenir un système d'exploitation. Cette vision du devenir du Web fournit un angle intéressant pour analyser les récentes annonces de Facebook : et si Facebook devenait le système d'exploitation du Web, exerçant un monopole semblable à celui de Windows au cours des 20 dernières années ?
dimanche 18 avril 2010
Css3 : ya encore du boulot
Par Clochix le dimanche 18 avril 2010, 00:22 - Technoweb
La mode étant à la réalisation de logos d'applications en CSS3, je me suis
amusé ce soir à essayer de réaliser le logo de Couac uniquement avec des CSS.
Le résultat est encore loin de l'original, mais je suis assez content de ce que
j'ai réussi à obtenir. Bon, ne regardez pas le code, j'ai beaucoup tâtonné et
ne voulais pas y passer la nuit. Bref, voici ce que vous devriez à peu près
voir avec une version récente de Gecko ou de Webkit:
A
comparer avec l'original : 
Ya encore du boulot ! Pour voir ce que ça donne dans votre navigateur, c'est ici
lundi 29 mars 2010
Sortir le flux des silos
Par Clochix le lundi 29 mars 2010, 02:24 - Technoweb
Alors que de nombreux auteurs de carnets s'étaient assuré du contrôle de leurs données en installant les logiciels nécessaires sur leur propre serveur, l'avènement du micro-blogging et la mode des flux de statuts a ramené tout le monde, geeks y compris, vers des silos : Facebook et Twitter, ou identi.ca pour les intégristes. La sortie de StatusNet 0.9 il y a quelques semaines pourrait bien changer la donne, grâce à son introduction de OStatus, un protocole ouvert et décentralisé permettant d'interagir avec les statuts d'utilisateurs postés sur des serveurs dans le monde entier. Désormais, héberger des pensées, liens et autres bribes sur son propre serveur, tout en continuant la conversation avec les utilisateurs hébergés sur d'autres serveurs, devient possible. OStatus permet de sortir des silos en autorisant une architecture décentralisée qui n'a plus grand chose à envier aux architectures centralisées actuelles.
Cerise sur le gâteau, mais qui pour moi n'a pas de prix: StatusNet 0.9 a levé cette ***** de limitation à 140c qui, depuis que Twitter a arrêté l'envoi des tweets par SMS dans nos contrées, n'a vraiment plus de raison d'être.
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