Clochix

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lundi 4 juillet 2011

Gérez votre identité numérique avec MozillaID

Mozilla s’intéresse depuis longtemps à la gestion de l'identité numérique et aux moyens de donner aux utilisateurs davantage de contrôle sur leur identité en ligne, notamment au travers de leur navigateur. Ils portent ces jours-ci leurs efforts sur un point particulier: simplifier l'identification auprès de sites Web. Le projet "verified email" permet de le faire au moyen d'une simple adresse de messagerie électronique, sans mot de passe.

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mardi 21 septembre 2010

Frustration d'eau

Ce n'était que quelques essais de photographier un jet d'eau dans le soleil couchant. La frustration habituelle de découvrir la banalité du résultat et de ranger à nouveau l'appareil pour 6 mois. Et puis par hasard la découverte qu'il suffisait de déplacer deux ou trois curseurs dans le Gimp, forcer les contrastes, la netteté, pour obtenir d'étranges sculptures. Oui, c'est bidouillé, mais le résultat vaut un petit peu plus que les originaux. Reste la frustration de ne pas avoir le temps de trouver pour chaque image le meilleur rendu.

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lundi 22 février 2010

Revue de Web

En attendant pour avoir à nouveau le temps de divaguer sur ce carnet, voire de coder, une prochaine désertion du camp de travail où la nécessité de payer mon loyer m'a renvoyé, voici une rapide revue de quelques trucs aperçus ces dernières semaines. Je préfère définitivement un billet ici avec quelques petits développements à l'exercice trop frustrant du résumé en 140c.

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jeudi 15 octobre 2009

Mettre le bidouillage de Web à la portée de tous et toutes

Note: ce billet a été écrit au printemps, mais n'a jamais franchi le cap de la relecture car il ne me satisfaisait pas. Comme il a inspiré plusieurs autres divagations, je finis par le mettre en ligne, mais ça reste un brouillon, une maquette en cours, que je continuerai probablement à décliner quelque temps.

Plongée narcissico-temporelle, accrochez vos vaccins

J'ai eu la chance de vivre déjà deux périodes de démocratisation de l'informatique.

La première, au début des années 80, avec l'arrivée de la micro. Pendant quelques années, tous les ordinateurs étaient livrés avec ce qu'il fallait pour apprendre la programmation: un langage et des manuels pour apprendre. Sans doute parce qu'au vu du faible nombre d'applications alors disponibles, il fallait laisser les utilisateurs créer les leurs. Ou peut-être que pour les pionniers de cette époque, il était évident que la première fonction d'un ordinateur était d'être une plate-forme sur laquelle chacun et chacune pouvait créer ce dont on avait besoin/envie. A moins que ce fût pour des raisons marketing: en ce temps là, les adultes n'étaient pas encore des adulescents, pour convaincre de l'utilité d'un ordinateur, apprendre l'informatique était un argument qui marchait mieux que toute la famille pourra jouer à Mario Kart. Mais au final peu importent les raisons, on avait nos drôles de machines, on avait Hebdogiciel et on passait notre temps libre à découvrir, bidouiller, coder...

Puis peu à peu les applications disponibles sont devenues plus nombreuses, les langages de programmation plus complexes, moins accessibles. Pour rester au même niveau que les jeux commerciaux, il fallait se mettre à l'assembleur, pour les applications de bureau au C et découvrir les bibliothèques de composants graphiques. Parallèlement, les langages et environnement de programmation ont disparu des logiciels livrés par défaut avec la machine, sont devenus des trucs payants, et la programmation est redevenue une affaire de spécialistes. Fin pour moi du premier âge d'or.

Au mitan des années 90 est apparu le web, et avec lui un nouvel environnement, relativement accessible et simple à utiliser pour à nouveau créer. HTML est un langage fondamentalement ouvert, pour l'apprendre il suffisait de consulter le code source des pages, auquel tout le monde pouvait accéder. Pour coder, un simple éditeur de texte suffisait. Les différents langages de la pile étant interprétés, les résultats étaient immédiatement visibles, sans nécessiter de passer par une compilation. HTML était très simple à apprendre, ne nécessitait pratiquement aucune culture informatique. Rapidement des hébergeurs ont fourni à faible coût l'architecture permettant à chacun et chacune de créer son site perso, pas forcément de façon très heureuse, mais avec énormément d'enthousiasme. Côté serveur un langage de script simpliste est apparu quelques années plus tard, PHP. Il ne nécessitait lui aussi qu'un investissement minimal. Un éditeur de texte, un client FTP, et on pouvait commencer à rendre dynamiques nos sites. La documentation bien faite ― elle reste encore à ce jour une des principales forces de PHP ― et rapidement traduite dans de nombreuses langues a contribué au succès du langage. Nombre d'internautes sans aucune notion de programmation ont ainsi pu créer des sites en apprenant peu à peu HTML, JavaScript et PHP. C'est ainsi par exemple qu'est né SPIP.

Et à nouveau, au fil des années on a assisté à une professionalisation, on pourrait dire que le Web s'est refermé. Même si les technologies restaient les mêmes, le ticket d'entrée était de plus en plus cher. Qui veut avoir un site aujourd'hui se tourne vers une solution toute faite hébergée plutôt que de développer ou d'installer la sienne. Avec le Web dit "2.0", on crée des contenus, mais on ne maîtrise pas la fabrication des outils servant à les créer, on utilise une plate-forme devenue une boîte noire.

Bidouilleurs, saison 3

J'ai l'impression d'assister aujourd'hui à une troisième vague de démocratisation, via JavaScript et des outils comme Greasemonkey, Firebug, Ubiquity, Bespin, Jetpack. A nouveau, l'atelier est à la disposition de tous, fourni gratuitement en standard avec ce nouvel OS qu'est le navigateur. Une combinaison de touches, et on crée ses propres commandes, on manipule comme on le souhaite le Web, les données... Petit à petit, les outils se mettent en place pour qu'une nouvelle génération s'ouvre à la bidouille informatique. Mais cette fois-ci, l'enjeu me semble encore plus important. Compte tenu de la place qu'est en train de prendre le Web, avoir des rudiments de programmation me semble aujourd'hui une condition indispensable pour permettre aux individus de s'émanciper, de devenir acteurs et non simples consommateurs de leur vie.

Tous et toutes bidouilleurs !

Personne ne niera l'importance de savoir lire et écrire : c'est une condition indispensable pour comprendre le monde dans lequel on vit et pouvoir agir dessus, pour s'émanciper, devenir autonome et libre. Mais lire et écrire doivent être pris dans un sens plus large. Il ne s'agit pas que de caractères, mais de savoir déchiffrer le monde et le modeler. Comprendre et créer. Lire et écrire des livres, mais aussi des machines. Comprendre le fonctionnement d'un moteur et savoir en créer un, ou au minimum être capable de le bricoler, réparer, améliorer. Et c'est valable dans tous les domaines. Il en va également de notre rapport à nos outils et aux machines qui forment notre entourage : pour ne pas en devenir esclave, pour ne pas être aliénés, nous devons apprendre à les comprendre et savoir les bricoler. C'est valable pour une voiture comme pour un ordinateur. Il est essentiel de comprendre comment fonctionne un ordinateur et un logiciel, de savoir lire et comprendre sa recette (dans le cadre d'un logiciel, son code source), d'être au minimum capable de le bricoler, d'en corriger les erreurs, de l'améliorer. Nous pouvons et pourront à l'avenir de moins en moins nous passer de l'informatique et du Web. Il faut donc que chacun et chacune apprenne la programmation. Ou accepte de devenir esclave de la machine et de ceux qui la maîtriseront.

Dans ses présentations sur l'Open Web, Mark Surman dit souvent que tous les usagers doivent devenir des hackers. Il ne faut bien sûr par entendre ici hacker comme expert en informatique, mais plutôt comme bricoleur, bidouilleur. Pour bâtir un Web Libre, il faut non seulement développer et promouvoir des technologies libres et ouvertes, mais il faut aussi éduquer les usagers[1], les aider à ne pas être de simples consommateurs passifs mais à devenir acteurs de leur vie en ligne, les aider à devenir des bidouilleurs, des bricoleur du dimanche de Web. Heureusement, comme je le disais, les conditions permettant l'appropriation du Web par ses usagers commencent à être réunies, grâce notamment à l'éclosion de nouveaux outils.

Les outils à travers les âges

Les temps immémoriaux

D'après Aaron Boodman, un développeur du navigateur de Google, les trois quarts des extensions des plus populaires de Firefox servent à manipuler les données affichées, et non à ajouter de nouvelles fonctionnalités au navigateur. Ce qui tendrait à prouver que pouvoir manipuler à leur guise les données est un besoin fort des usagers. Or pour cela, nul besoin de créer une extension, ce qui reste complexe. Pour bidouiller des données, bien souvent de petits scripts s'exécutant dans le navigateur suffisent. Des solutions existent depuis longtemps, comme les bookmarklets, les scripts GreaseMonkey, ou Stylish pour la mise en forme. Ce sont des outils simples à prendre en main, un éditeur de texte suffit pour créer des scripts, mais ils manquent un peu de convivialité.

La révolution Firebug

Ensuite est né Firebug, et le Web n'a plus été le même. Firebug est un outil génial pour expérimenter, sans doute l'un des meilleurs. Car il inclut directement dans le navigateur des outils pour afficher la structure des pages, le HTML, les styles, le fonctionnement sous-jacent du réseau, étudier les scripts en en suivant le déroulé pas à pas. C'est l'outil indispensable pour étudier le Web, pour mieux le comprendre. Mieux, Firebug comprend, toujours à l'intérieur du navigateur, tout ce qu'il faut pour expérimenter : un éditeur et une console. On n'a plus besoin d'aucun logiciel externe. On tape des commandes, on commence à rédiger des scripts dans l'éditeur, le résultat est visible immédiatement dans la page, en direct, pas besoin de compiler, redémarrer ou quoi que ça soit, la console affiche des messages d'information ou d'erreur... Oui, cet outil est génial et il est grand temps qu'il ne soit plus réservé aux développeurs, car pour moi Firebug a un formidable pouvoir pédagogique : il permet d'étudier, comprendre, expérimenter. Pour être parfait, il ne lui manque à vrai dire que la possibilité d'enregistrer les scripts que l'on crée, de les transformer en commandes intégrées au navigateur.

Les Mozlabs à la rescousse

Les Laboratoires Mozilla l'ont bien compris, qui ont marié GreaseMonkey et Firebug pour le meilleur et deux superbes enfants, Ubiquity et Jetpack. Avec l'aide du cousin Bespin, qui est en cours d'intégration aux deux précédents, on disposera nativement dans le navigateur de tous les outils pour bidouiller et le Web et la plate-forme, Firefox : un éditeur moderne, avec tous mes mécanismes d'assistance nécessaire (coloration syntaxique, auto-complétion, détection d'erreurs de syntaxe à la frappe, etc); une ligne de commande intuitive qui permettra littéralement de dialoguer avec Firefox, et dans sa langue natale (en terme d'accessibilité au plus grand nombre, c'est indispensable); et des bibliothèques de haut niveau qui permettront d'effectuer des tâches complexes en quelques instructions (allez voir comme Jetpack simplifie le développement).

Envoi

Ce ne sont bien sûr que des outils, mais des outils qui créent des possibles, qui abaissent chaque jour davantage la barrière à franchir pour oser commencer à bidouiller le Web. Bricoler la toile devient chaque jour plus simple, plus accessible. Maintenant que les outils sont là, il faut bien sûr toujours des mécanos pour continuer à les améliorer, mais il faut aussi davantage d'évangélistes, de pédagogues, pour expliquer que la bidouille n'est plus une affaire de spécialiste, qu'elle est à la portée de chaque internaute. C'est aussi comme cela que j'entends le projet Drumbeat : faisons ronfler les Djembés pour faire sortir la bidouille du ghetto geek.

L'enjeu, je le répète, est de permettre à chacun et chacune de s'émanciper, de ne plus être esclave des machines mais de devenir autonome, libre. Le Web Libre et sa bidouillabilité ne sont pas que des débats techniques réservés aux techniciens. Cela a avant tout à voir avec le rapport de l'homme à son environnement. Le Web Libre concerne quiconque s'intéresse à l'émancipation et à la liberté.

Oui je suis follement amoureux de ce navigateur et je vous soûle à chanter ses louanges à longueurs de billets kilométriques, mais franchement il le mérite. Je pousserai le compliment jusqu'à qualifier la MoFo de FSF du Web Libre. A vrai dire, il ne manque à la MoFo qu'un ou une évangéliste aussi sexy que RMS ;)

Réclame : je me suis intéressé à l'aspect plus technique de la bidouillabilité dans plusieurs récents billets, sur l'utilisation de Web Hooks pour bricoler des applications existantes, sur les perspectives ouvertes par le retour d'intérêt pour JavaScript sur le serveur, et dans un questionnement sur le choix d'un langage unique. Ces billets, et peut-être encore un ou deux en gestation, sont des déclinaisons pratiques d'icelui, et offrent peut-être des pistes de réflexion complémentaires.

Ailleurs : je parle beaucoup dans ce billet d'outils, voire de convivialité. Les outils conviviaux sont un élément de la pensée d'Ivan Illich. Certains aspects du présent monologue y font probablement écho. J'aimerais y revenir à l'occasion, mais vous invite à jeter un œil au concept. Vous pouvez pas exemple commencer par Ekopedia (reprise de l'article de Wikipedia sans certaines digressions) et lire Le web, outil convivial à tendance toxique d'Eric Mainville, ou le récent article Vive la bidouillabilité d'Adrien Saumier.

Notes

[1] le Web étant un bien public, j'ai décidé de privilégier désormais usager à utilisateur

vendredi 2 octobre 2009

Chacun cherche son doudou 2.0

En découvrant cet avis de recherche sur Rue 89, je m'aperçois que je ne connais pas de site communautaire qui apporte la puissance du Web 2 aux petites annonces qui fleurissent les gouttières et les boulangeries. Pourtant, les "réseaux sociaux" auraient là pour une fois l'occasion de se rendre vraiment utiles (un chat ou un doudou perdu, c'est réellement dramatique), et le Web a fait la preuve de sa puissance pour retrouver n'importe quoi ou qui.

Le projet est amusant, car il y a moyen d'utiliser plein d'API, par exemple pour la localisation. Les musiciens qui suivent ce blog, qu'ils préfèrent la guitare de Django ou les orchestres Symfony-ques, n'en auraient je pense que pour quelques heures à coder ça. Alors, qui se lance ? C'est une projet d'utilité publique ! Vite, avant que des "entrepreneurs en série" ne déposent l'idée ! (non, pas moi, j'ai pas la tête à me lancer dans un nouveau projet en ce moment). Vu le niveau des conversations sur les réseaux de micro-gazouillage, je suis sûr qu'il y a des développeurs qui s'ennuient.

Les commentaires sont ouverts pour lister les idées et les volontaires...

mercredi 16 septembre 2009

Google lance un front de libération des données

Le Cloud computing suscite de nombreuses craintes, aussi bien des particuliers que des entreprises. Les dangers du modèle, quant à la maîtrise de nos données hébergées dans le nuage, commencent à rencontrer un certain écho. Google a besoin de rassurer sur ce point, pour convaincre les utilisateurs de leur confier leurs données. Et comme souvent, don't be evil oblige, il répond en se plaçant sur le plan de l'ouverture, via un Front de Libération des données.

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mercredi 9 septembre 2009

En vrac

De l'anecdotique et du beaucoup moins drôle. Vu mon pouvoir de concision, je ne suis pas encore prêt pour le micro-blogging...

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lundi 24 août 2009

Et la marmotte...

Je ne me lasse pas de regarder ce cliché[1]. Non seulement pour le côté 可愛い de la bébête mais surtout parce qu'il illustre bien un fort intéressant article de S.I.Lex lu hier, Un droit d’auteur pour les animaux, pas si bête ?[2]. Cette photo n'a été possible que par la conjonction des actions des trois entités:

  • deux animaux ont installé un appareil photo et programmé son déclenchement;
  • un autre animal s'est invité dans le champ;
  • l'appareil a utilisé son "intelligence" pour faire la mise au point sur le nouveau sujet et déclencher. On pourra chipoter que ce n'est pas tout à fait de l'intelligence, plutôt l'exécution de programmes installés par des tiers, mais ça serait nier toute intelligence justement à la vaste majorité de l'humanité;

Certes, il n'y a pas grand chose de neuf là dedans, depuis longtemps des photos animalières sont déclenchées par leur sujet, et c'est l'objet même du vidé-flicage. Mais après la lecture du dit billet je me dis que cette œuvre est le fruit de l'action, consciente ou non, de quatre sujets, trois animaux et une machine. Et que son copyright est parfaitement injuste, qui ne crédite que certains des auteurs...

Notes

[1] ok, il parait que c'est un écureuil, pas une marmotte. Mais je suis un geek urbain, je n'ai rencontré d'animaux que sur les couvertures des bouquin d'informatique ou mascottes de logiciels

[2] découvert via le portail des copain

mardi 24 février 2009

Oubipo

Pour encourager Niko à donner un peu plus souvent de ses nouvelles, je rebondis sur l'annonce de sa non-mort avec une modeste contribution, désolé on fait ce qu'on peut...

Bon, évidemment, comme les règles sont faites pour être détournées, voici les composants de ma contribution:

Le tout donne la notice de mon prochain snippet:

oubipo

Exercice: automatiser le processus de création de ces images aléatoires via une commande Ubiquity. (oui, le chat ayant des goûts de luxe, j'ai hélas dû reprendre le collier pour financer ses croquettes, j'ai donc beaucoup, beaucoup, beaucoup moins de temps pour m'amuser :( )

dimanche 22 février 2009

Vrac en liens

  • Voilà une excellente idée: améliorer l'accessibilité du web grace à l'entraide communautaire. Le principe est simple: un serveur auquel les utilisateurs de lecteurs d'écran signalent les problèmes qu'ils rencontrent pour accéder à des contenus. Une communauté de volontaires qui répond à ces requêtes. Les réponses sont ensuite associés à la page pour servir aux utilisateurs suivants, et les auteurs des sites peuvent en avoir connaissance et améliorer en conséquence leurs pages. J'espère que le projet va faire des petits et débarquer sous nos latitudes !
  • Il y aurait tant à dire sur le scandale du vote ces jours-ci de la monstrueuse loi de censure du réseau. Mais je crois que je n'arriverai jamais à bout des quelques débuts de billets que j'ai tenté d'écrire. Alors au hasard, juste une raison de hurler, parmi tant d'autres. Un extrait des déclarations de la ministre du retour au minitel[1], lors de son audition le 17 février 2009 devant la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Nous partons d’une hypothèse de fonctionnement de 10 000 courriels d’avertissement par jour, 3 000 lettres recommandées d’avertissement par jour et 1 000 décisions par jour. Si j'ai bien suivi, les "décisions" en question seront des coupure de l'accès internet. 1.000 décisions par jour. En extrapolant, 225 jours travaillés dans l'année, je n'ai pas trouvé de chiffres mais je pense qu'on peut tabler que chaque connexion est utilisée en moyenne par au moins deux personnes, bref, le gouvernement envisage tranquillement d'exclure du réseau un demi million de citoyens par an. Ca se passe de commentaires...
  • encore une bonne idée: pourquoi ne pas vous équiper d'une trousse de secours numérique: stocker sur une clé USB l'ensemble des informations indispensables pour faire face à n'importe quel problème, et toujours avoir cette clé sur vous. L'article détaille la réalisation et suggère une liste de données à stocker: votre carnet d'adresse, vos informations médicales, des scans de vos papiers importants, des photos de vos amis, de vos biens (pour l'assurance en cas de sinistre par exemple), vos codes d'accès, mots de passe et compagnie... Idéalement, ajoutez aussi sur la clé des applications portables permettant de relire ces données sur n'importe quel ordinateur (ou privilégiez des formats ouverts et universels). Évidemment, le tout devrait être correctement sécurisé, aussi bien le contenu, chiffré et avec divers niveaux d'accès, que le contenant, en trouvant un emballage qui protège la clé de l'eau, de la chaleur, etc. Outre sa fonction de backup en cas de catastrophe, avoir en permanence l'essentiel de ses données sur soi peut être très pratique en de nombreuses circonstances...
  • le travail tue : j'ai envie depuis des années d'écrire un billet sur le sujet, pour dénoncer le caractère mortifère et macabre de toutes les idéologies glorifiant le Travail, parce que par les temps qui courent il serait bon de rappeler et répéter que travailler plus est synonyme de vivre moins, d'avoir moins de temps chaque jour pour vivre, et moins de temps plus tard pour profiter de sa retraite. Évidemment, je n'ai jamais eu le temps de creuser. Je suis donc heureux de voir passer une pétition de la Fondation Copernic appelant à lutter contre la clémence voire l'impunité dont bénéficient souvent les responsables directs des accidents de travail. Je ne souscris que partiellement à l'appel (punir les responsables c'est bien, renverser le système serait quant même mieux), mais il contient quelques chiffres qui valent mieux qu'une longue disserte: Le constat est sans appel : le travail rend malade et tue tous secteurs et toutes catégories professionnelles confondues. Le nombre officiel des maladies professionnelles reconnues a explosé : 13 658 en 1996, 52979 en 2005. Le nombre d’accidents du travail graves et mortels reste très élevé : 537 décès en 2006, soit 13% de plus en un an. Ces chiffres officiels sont – on le sait – grandement sous-estimés en raison notamment d’une importante sous-déclaration. Les suicides directement liés au travail sont estimés à 400 par an, pour la plupart non reconnus comme accidents du travail. Plusieurs millions de salariés sont exposés, sans aucune protection, à des produits connus pour être cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, contribuant ainsi grandement aux inégalités sociales face au cancer : un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir du cancer avant 65 ans qu’un cadre supérieur.
  • La propriété CSS display permet de contrôler la façon dont un élément s'affiche dans le flux. Elle peut prendre de nombreuses valeurs, malheureusement pour des problèmes d'implémentation et de compatibilité entre les navigateurs, on n'en utilise souvent que trois: block, inline et none. Cela oblige par exemple à détourner la propriété float dès qu'on a à gérer des mises en page en grille, alors que display contient tout ce qu'il faut pour ça. Une des valeurs peu connue et très peu utilisée est inline-block qui permet à un élément d'avoir certaines caractéristiques des boîtes en ligne (des dimensions fixées par exemple) tout en s'insérant dans le flux comme une boîte "en ligne". Ryan Doherty propose une solution détaillée pour utiliser "display: inline-block" avec tous les navigateurs. A vrai dire, cette solution impose d'utiliser tellement de hacks et de spécificités des différents navigateurs que je ne conseille pas son utilisation. Mais elle peut dépanner.

Notes

[1] au fait qu'est-ce qu'elle vient faire là ? c'est une loi destinée à censurer les réseaux pour essayer de retarder la mort d'industriels incapables de s'adapter aux évolutions et qui s'accrochent désespérément à leurs privilège. Une loi qui relèverait plutôt du domaine de l'industrie ou de l'économie numérique, parce que de rapport avec la culture, je n'en vois guère. Ah, si, peut-être la culture de navets...

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