Clochix

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lundi 9 janvier 2012

Message de service

Ce carnet n'est pas mort. Je manque juste cruellement de temps et d'inspiration pour l'alimenter. Je l'ai donc doté d'un petit frère, sur lequel je publie un peu plus fréquemment diverses notes et brouillons rapides et non travaillés. Elles me serviront peut-être de base pour de prochains articles ici. En attendant, si vous voulez jeter un œil à mon carnet d'esquisses, il est ici, et dispose d'un flux rss.

vendredi 14 octobre 2011

Partager l'amour

Je sors groggy de cette première journée de Paris Web. Je m'attendais à quelque chose de génial, mais c'est sans commune mesure. Il y a une énorme différence entre suivre les conférences à distance et y assister depuis le cœur d'un des amphis, entouré de centaines d'autres personnes de chair qui partagent la même passion. La première journée a sans doute quelque chose de magique, comme toute première fois, et demain sera un autre jour. Mais aujourd'hui, j'ai ressenti le slogan de Paris Web, « Share the love », réellement prendre corps, j'ai ressenti physiquement cet amour des ouvriers du Web pour leur métier et pour le Web, je l'ai pris en pleine face, avec un immense plaisir.

La journée fut riche en émotions, retrouvailles avec de vieilles connaissances, rencontre avec des gens qui, je n'en suis toujours pas revenu, me connaissent, et les conférences. Si la plupart de celles auxquelles j'ai assisté m'ont donné l'impression d'avoir plus appris en une journée que depuis des mois, j'ai vécu, involontairement, un grand moment d'émotion lorsque mes camarades de Mozilla ont fait pour la première fois une démo de B2G, le futur OS de Mozilla pour téléphone portable. Je n'en suis pas revenu. Le projet a été lancé à la fin juillet, et aujourd'hui, ils ont déjà un prototype utilisable, un OS sur un téléphone, qui affiche toute l'interface en HTML dans Gecko, et est capable, pour l'instant en tapant dans Android mais demain je l'espère en se basant sur des API de plus bas niveau, de connaitre le niveau de la batterie, d'envoyer et de recevoir des SMS, et de passer des appels téléphoniques. Deux mois et demi après le début du projet. Volkmar et Vingteun (et leurs camarades qu'ils n'ont pas cités) sont définitivement des héros, ils méritent une statue.

Mais je m'égare, cette démo a été le coup de grâce qui m'a achevé. Je n'avais pas besoin d'elle pour que la journée soit magique. En sortant de l'apéro, et ce n'était pas qu'à cause de l'alcool, je n'avais qu'une idée en tête, une préoccupation: comment partager notre passion au delà de notre microcosme. Si le public de Paris Web semble beaucoup plus diversifié que dans d'autres évènements pour geeks, on reste entre ouvrier du Web. Des tas de gens de sont pas ouvriers du Web, et ne savent pas combien c'est un média merveilleux. En marchant dans la rue, j'avais envie de dire à tous les passants que je croisais que le Web était beau et bon. Mais je crois que j'avais dépassé le niveau raisonnable d'alcoolémie, et je me suis heureusement retenu. Reste, plus sérieusement, cette question, que j'ai déjà évoquée à propos de Drumbeat: comment partager l'amour pour cet objet parfaitement aimable, le Web, au delà du cercle des initiés ? Comment ?

Je vais me coucher, le réveil sonne dans 4 heures. Je vais garder mon badge autour du cou pour faire de beaux rêves. Je compte sur vous pour trouver une réponse pendant mon sommeil.

mercredi 12 octobre 2011

Apprendre le Web

J'ai beaucoup radoté à propos de Mozilla ces derniers temps, au point de saouler tout le monde, y compris moi. Je vais essayer de trouver d'autres sujets de conversation, mais place avant cela un dernier billet, car il est d'actualité. Mark Surman, directeur exécutif de la Fondation Mozilla, a lancé une réflexion sur l'avenir du projet Drumbeat. La question est d'importance, car la réponse affectera probablement la direction que va prendre Mozilla dans les prochaines années. Je voulais donc juste vous signaler ce débat, en vous invitant à y prendre part, si l'avenir de Mozilla ou l'éducation à la citoyenneté Web vous intéressent.

Promis, le prochain billet ne parlera pas de Mozilla.

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lundi 10 octobre 2011

C'est politique !

C'est un gazouillis de la FING que je voulais faire partager depuis quelques temps, en lui donnant un peu plus de visibilité qu'un simple RT:

pensons la complexité et arrêtons d être juste fasciné par ces nouveaux outils. C est politique !

(source. Je ne connais pas le contexte, le tweet a été envoyé pendant le résumé du Lift11, le 16 septembre. Je serais curieux d'en savoir plus sur l'intervention qui a motivé cette remarque).

Cette phrase est désormais accrochée en bonne place à mon mur virtuel, aux côtés de quelques autres « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » (Gargantua à son fils Pantagruel), ou « Ce serait peut-être l'une des plus grandes opportunités manquées de notre époque si le logiciel libre ne libérait que du code » (devise du Framablog dont la paternité revient je crois à RMS)

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vendredi 7 octobre 2011

Une pelle de terre de plus sur mon enfance

Un homme est mort. Je ne le connaissais pas et la nouvelle me laisse indifférent. Mais cet homme était aussi un icône, un personnage des légendes que nous aimons inventer pour embellir un peu le quotidien. À vrai dire, les légendes autour de cet homme abondent. Leur rapport avec l'homme qui les inspire, ses faits et méfaits réels, importe peu. Cette icône faisait partie des décors de la vie fantasmée d'un certain nombre de gens. Elle était associée à d'autres figures du décor, des objets qui ont eu une influence dans notre vie. Encore une fois, le lien réel entre l'homme et l'objet importe peu. L'icône était entre autre associée à l'Apple II. Et l'Apple II occupe une place particulière dans ma vie. S'il ne fut pas mon premier ordinateur, c'est celui sur lequel j'ai vraiment commencé à bidouiller, à essayer de comprendre comment fonctionnait la machine. Des PEEK et des POKE du Basic Applesoft à la découverte de l'assembleur 6502, l'Apple II est à l'origine de plus de 25 ans de passion. Après l'Apple II, il y eu les Mac, puis les NeXT, objets bien trop coûteux pour que je puisse avant longtemps y toucher[1], mais qui entretenaient le rêve, qui promettaient des futurs merveilleux. En ces années lointaines, Steve Jobs figurait une sorte de père Noël pour l'ado que j'étais. C'est ce père Noël qui s'est éteint hier, et avec lui une partie de mes rêves d'enfant.

Je connais bien sûr les autres légendes qu'a inspirées l'homme, et bon nombre me font grincer des dents. Je ne les oublie pas et ne pleurerai pas ces personnages. Hier, c'est juste un bout de plus de mon enfance qui est mort, et c'est elle que je regrette. Et à travers le symbole disparu, c'est tous les hommes et les femmes de l'Apple du début des années 80, l'Apple qui m'a fait découvrir l'informatique et m'a donné envie de bidouiller, que je voudrais remercier.

Bon, Woz, quand est-ce que tu reviens me faire rêver ?

Notes

[1] la première grosse dépense de ma vie de salarié fut un Mac, par erreur, car il avait déjà perdu tout ce qui faisait le charme de l'Apple II. Mais c'est une autre histoire.

jeudi 29 septembre 2011

Renforcer la citoyenneté Mozilla

Pascal Finette a récemment donné une conférence où il essayait d'expliquer le succès de Mozilla. J'aime bien le support de sa présentation, en espérant ne pas mal l'interpréter. Mozilla est aujourd'hui en position de peser sur l'avenir du Web parce qu'elle développe un logiciel utilisé par près d'un internaute sur trois. Son succès, elle le doit avant tout à Firefox, à la qualité du logiciel qu'elle développe. Mais un bon produit ne fait pas tout (n'est-ce par Opéra). Firefox n'aurait pas eu un tel succès sans la communauté qui s'est créée autour de la Fondation Mozilla et de ses valeurs. Et Pascal le rappelle: les membres d'une communauté ne sont pas de simples consommateurs, ce ne sont ni des actionnaires, ni des badauds, ce sont des citoyens à part entière de Mozilla. Mozilla et sa communauté ne font qu'un. J'aime cette vision, et la trouve rassurante, car les évènements des derniers mois ont parfois donné l'impression que Mozilla se désintéressait de sa communauté.

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mercredi 28 septembre 2011

Glastnost

Paris Web est un des rendez-vous majeurs des travailleurs du Web amoureux de leur matière. Je rêve depuis longtemps d'y assister, jusqu'à présent en vain. Il faut en effet pour avoir une place s'inscrire des mois à l'avance, or je reste incapable de me projeter dans l'avenir à plus de quelques jours. Cette année comme les précédentes, j'avais donc laissé passer les inscriptions et m'apprêtais à mettre sur liste noire l'étiquette #PW2011 pour ne pas trop pleurer en lisant mes flux.

Et alors Alors, @rik24d est arrivé, le grand @rik24d, avec son casque de chantier, et m'a dit que Mozilla, en tant que sponsor, avait des places, mais comme ils seraient tous occupés à donner des conférences, ils avaient besoin d'aide pour tenir la table de propagande, et que Mounir avait pensé à moi. J'assisterai donc enfin à un Paris Web, grâce à Mounir, Rik et Mozilla, que 1000 chatons ronronnent sur leurs genoux.

Étant donné le nombre de billets que je consacre à Mozilla dans ce carnet, je préfère que cette information soit publique. À vous de voir si elle influe le crédit que vous avez peut-être le tort de m'accorder. Pour ma part je me contente de me réjouir de ma bonne fortune, en espérant enfin croiser IRL bon nombre de gens que je suis en ligne depuis longtemps.

Mis à jour suite au commentaire de Rik

lundi 12 septembre 2011

Veille

Je me disais récemment que la fameuse révolution de Google plus, les cercles, n'apportait pas grand chose par rapport à des envois de mails à des listes ciblées de contact. L'envie m'a donc pris ce ouikende de refaire une revue de oueb à l'ancienne, sous forme de mail. Je la copie-colle ici. Le temps m'a malheureusement manqué pour parler de tout ce que j'ai vu passer cette semaine, ce n'est donc qu'un résumé très partiel.

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lundi 22 août 2011

Nouvelle question d'identité

La politique de Google de vouloir imposer sur son réseau social l'utilisation de l'état civil est stupide, parce qu'elle nie une bonne partie des usages en matière d'identité que les usagers du Net ont bâti. Des usages selon lesquels on est relativement libre de construire son ou ses identités en ligne. Ainsi au fil des années, hors et en ligne, j'ai utilisé plusieurs hétéronymes, et je ne vois pas au nom de quoi Google déciderait de m'imposer d'utiliser celui que j'apprécie le moins.

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J'ai vendu mon âme à Google… qui n'en a pas voulu

Il y quelques années, j'expliquais ici pourquoi je n'utilisais pas Gmail. Trois ans ont passé, et si je n'ai pas cherché à avoir d'invitation Google+, dès que j'en ai reçu une je n'ai hésité, pour la forme, que quelques secondes avant de l'accepter. Pas juste pour essayer, mais avec l'intention de réellement l'utiliser. J'étais résigné à ce que Google n'ignore plus rien de moi. Heureusement, il n'a pas voulu de moi, et mon compte G+ me sert finalement aussi peu que Gmail.

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